GESTION DE DÉCHETS OU GESTION DE MATIÈRES RÉSIDUELLES?

QUAND JE PENSE À L’INDUSTRIE DE LA « GESTION DE DÉCHETS », UN CERTAIN POINT DE VUE S’IMPOSE À MON ESPRIT.

Malheureusement, cette perception est déclenchée par le nom de l’industrie lui-même : « gestion de déchets ». Cette convention d’appellation place le mot « déchets » en avant-plan et crée un certain schème de pensée chez les entreprises, les institutions et les individus : si nous présumons d’entrée de jeu que toutes les matières sont des déchets, nous réduisons d’autant plus la probabilité que ces matières soient considérées comme « recyclables ».

 

Pourquoi pensons-nous « déchets » d’abord et avant tout? Est-ce plus facile de jeter les matières aux déchets que dans le bac de recyclage? Cette façon de penser restreint notre capacité à mettre en œuvre des initiatives visant le développement durable. Et si nous transformions cette façon de penser? Et si, en tant que consommateur ou propriétaire d’entreprise, nous lancions le processus en considérant que toutes les matières sont recyclables. Après une analyse attentive, nous pourrions distinguer les matières qui peuvent être recyclées et celles qui ne s’y prêtent pas, pour alors seulement déterminer ce qui fait partie des déchets. Et si le nom de l’industrie passait de « gestion des déchets » à « gestion des matières résiduelles »?

 

Quand je pense aux programmes de recyclage efficaces dans tout type et toute taille d’entreprise, je constate qu’ils partagent un même principe de base : ils ont abandonné la notion de « gestion de déchets » pour privilégier celle de « gestion des matières résiduelles ». Quelle est la différence? En parlant de gestion des matières résiduelles, ces organisations ne présument PAS que toutes les matières sont des déchets. Elles mettent en place des programmes qui leur permettent de comprendre quelles matières sont générées, où elles sont générées et comment les recueillir avec efficacité et efficience. Ces initiatives favorisent l’atteinte des objectifs de développement durable, accroissent les taux de réacheminement des déchets, réduisent le volume de collecte de déchets et les coûts de gestion du programme de recyclage. L’approche des responsables en développement durable en matière de programmes de recyclage s’est transformée au cours des récentes années. Ils analysent désormais chaque aspect du processus interne et intègrent le concept d’économie circulaire dans la conception des produits et de l’emballage, en s’assurant qu’ils puissent être réutilisés et traités à de multiples reprises sans porter atteinte à l’environnement.

 

Je souhaite qu’un jour le mot « déchet » et le concept de « gestion de déchets » soient supprimés de notre vocabulaire et relégués dans le passé. Je suis convaincu qu’ensemble nous pouvons récupérer plus de matières, gaspiller moins et avoir un impact vraiment positif dans nos foyers et nos communautés. Alors que nous poursuivons nos efforts en développement durable, je vous encourage à poser plus de questions à propos de la collecte des matières, que vous soyez un simple citoyen ou un propriétaire d’entreprise. Afin d’accroître les taux de réacheminement des déchets et de réduire le coût global de gestion des déchets, nous devons repenser notre processus de collecte et de gestion des matières résiduelles. Pourquoi ce produit ou cet emballage est-il considéré comme un déchet? Pourquoi ne peut-il pas être recyclé? Quelqu’un vous a-t-il affirmé qu’il n’était pas recyclable ou présumez-vous simplement qu’il doit aller aux déchets?

 

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Article rédigé par Mikhael Metauro, directeur, Développement de l’approvisionnement, le 16 juillet 2018